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© Jérémie Bernaert

La Compagnie Ex-Oblique

La Compagnie est née Oblique avant de devenir Ex-Oblique. Jusqu’à présent, les créations de la compagnie questionnent la notion de « réparation ». Comment garder vivant ce qui n’est plus? Et penser le plateau comme espace possible de « consolation de ce qui n’a pas pu avoir lieu ». Comme un ultime espace où les frontières entre réalité et fiction, morts et vivants, passé et présent peuvent être brouillées. Dans ses workshops, comme dans ses créations, Noëmie Ksicova explore comment des personnes ordinaires par un besoin de survie se mettent à défier le réel, l’inéluctable. Jusqu’à présent, Noëmie Ksicova, questionnent la notion de « Garder vivant ». Elle parlait de nos rapports à la mémoire et aux souvenirs dans son précédent spectacle Rapture et plus spécifiquement de la question du deuil dans Loss. La compagnie est installée en Picardie et fait partie du Pôle européen de création / Campus Amiens-Valenciennes.
La compagnie Ex-Oblique bénéficie du soutien du ministère de la Culture / Direction régionale des affaires culturelles Hauts-de-France, au titre de l’aide aux compagnies conventionnées.

Noëmie Ksicova

Après des études de violon et une formation de comédienne, Noëmie Ksicova se tourne d’abord vers l’écriture, puis vers la mise en scène.
Son premier spectacle, Rapture, est en partie librement inspiré du Ravissement de Lol V. Stein de Marguerite Duras. Elle y ouvre un questionnement qui traversera l’ensemble de son travail et sera également au cœur de Loss, créé en 2020 au Phénix, scène nationale de Valenciennes – pôle européen de création : comment maintenir vivant et présent ce qui ne l’est plus. C’est avec ce spectacle que son travail se déploie à l’échelle nationale, notamment au Théâtre de la Ville.
En 2022, Noëmie Ksicova est artiste Colibri au Théâtre de L’Oiseau-Mouche, où elle crée Saturne, un spectacle écrit pour des acteur.ice.s en situation de handicap mental. Le spectacle tourne sur le territoire des Hauts-de-France et dans plusieurs théâtres, notamment au Théâtre de la Ville à Paris.
En 2023, elle crée une forme légère à l’occasion d’une carte blanche : Body Art, d’après Don DeLillo, un projet conçu pour une comédienne, Camille Dagen, en lien avec la Comédie de Reims. Elle développe également Cartographie sensible, une déambulation à partir de témoignages d’habitants de Reims, donnant lieu à une installation et à un podcast. Ce projet est ensuite décliné dans différents théâtres et sur plusieurs saisons.
La même année, elle crée L’Enfant brûlé, librement adapté du roman de Stig Dagerman. Le spectacle est créé à la Comédie de Reims puis repris notamment à l’Odéon – Théâtre de l’Europe.
En 2025, elle crée Sous ce toit j’ai connu ma première joie, d’après Eugène Onéguine de Piotr Tchaïkovski à l’Opéra national de Lorraine ; Une Ville, d’après La Mélancolie de la résistance de László Krasznahorkai, spectacle de sortie du groupe 48 du Théâtre national de Strasbourg ; ainsi que S’arracher de Marc Daniau, un spectacle en itinérance porté par la Comédie de Reims et la Comédie de Colmar. Noëmie Ksicova intervient régulièrement auprès de publics jeunes et en difficulté sociale dans le cadre de stages, et intervient également dans des écoles nationales, notamment au TNS. Elle prend en charge le projet Adolescence et territoire(s) sur la saison 2023–2024, porté par l’Odéon – Théâtre de l’Europe, l’Espace 1789 à Saint- Ouen et le T2G de Gennevilliers. Ce projet aboutit en mai 2024 à la création du spectacle Et puis il ne nous resta que le présent, avec des adolescent·e·s.
Noëmie Ksicova est artiste compagnon de la MCA d’Amiens et artiste Colibri au Théâtre de L’Oiseau-Mouche pour la saison 2021–2022. Depuis janvier 2023, elle est artiste associée au Théâtre du Beauvaisis, scène nationale de Beauvais, ainsi qu’à la Comédie de Reims. Elle fait également partie du collège européen du Phénix, scène nationale de Valenciennes.